Chauffage électrique interdit dans le canton de Vaud dès 2033 : êtes-vous concerné ?
Le canton impose le remplacement des chauffages électriques fixes. Qui est visé, comment le savoir sans ouvrir un placard, et pourquoi remplacer tôt coûte moins cher que remplacer tard.
La règle
La loi vaudoise sur l’énergie révisée (LVLEne, en vigueur depuis 2023) impose le remplacement des chauffages électriques fixes à résistance — radiateurs électriques, chauffages à accumulation, planchers chauffants électriques directs — d’ici au 1er janvier 2033. Les chauffe-eau électriques sont visés par une échéance du même ordre. Les pompes à chaleur, qui fonctionnent aussi à l’électricité, ne sont pas concernées : la loi vise le chauffage par effet Joule, pas l’électricité en soi.
Qui est concerné
Environ 22 000 logements vaudois sont chauffés à l’électricité directe, pour l’essentiel des villas et petits immeubles construits entre 1970 et 1995, quand l’électricité était bon marché et le mazout mal vu. Beaucoup de propriétaires ont acheté le bien sans jamais y penser : il n’y a ni chaudière ni citerne, donc « pas de chauffage » à leurs yeux.
Le registre fédéral des bâtiments enregistre le type de chauffage déclaré pour chaque bâtiment. Il n’est pas parfait — une partie des déclarations date du recensement de l’an 2000 — mais c’est le seul endroit où l’on peut vérifier en dix secondes ce qui est officiellement inscrit pour son adresse. Notre outil le lit, et signale quand la déclaration est ancienne.
Pourquoi tôt vaut mieux que tard
- Les subventions existent aujourd’hui. Le Programme Bâtiments et les aides cantonales soutiennent le passage à une pompe à chaleur ; ces enveloppes se réduisent à mesure que l’échéance approche et que la demande monte.
- Les installateurs sont disponibles aujourd’hui. En 2031-2032, des milliers de propriétaires appelleront les mêmes entreprises en même temps.
- Un chauffage électrique direct coûte cher à faire tourner. Le remplacement se rembourse sur la facture, avant même la subvention.
Ce qu’il faut décider
- Pompe à chaleur air-eau : la solution la plus courante quand il existe un circuit d’eau ; sinon, il faut en créer un, ce qui change le devis.
- Pompe à chaleur air-air ou poêle à pellets : pour les petits volumes sans circuit hydraulique.
- Raccordement à un réseau de chaleur : quand il en passe un dans la rue, souvent la solution la plus simple.
Un professionnel certifié chiffre ces options sur place. La fiche de votre bâtiment lui donne déjà l’année, la surface, le chauffage déclaré et l’aptitude du toit au solaire, ce qui raccourcit la visite.
Sources
- Loi vaudoise sur l’énergie (LVLEne), révision entrée en vigueur en 2023, dispositions sur les chauffages électriques fixes.
- Direction générale de l’environnement du canton de Vaud, unité énergie : informations aux propriétaires.
- Office fédéral de la statistique, registre fédéral des bâtiments et des logements, caractère « générateur de chaleur ».
Radar Suisse Bâtiment informe ; il ne remplace ni le service cantonal compétent ni un professionnel agréé. Les textes cités sont ceux en vigueur à la date indiquée.